Jean-François Destigny

Résumé

Jean-François Destigny Revue poétique du Salon de 1841… (1841)

On lit dans son regard cet angélique amour Qui révèle à la fois et la vierge et la mère.
Elle est belle, candide, attrayante et sévère ; C'est la pudeur mise au grand jour.
Doucement appuyé sur sa chaste nourrice, L'Enfant-Dieu la regarde avec tant de douceur!
En face de Jésus, saint Jean, son précurseur, Des livres de Moïse épelle un frontispice : Il est si vrai de pose et ce corps est si beau !
— C'est un groupe charmant d'entente et de nature; C'est, en fait de dessin, de style et de peinture, L'oeuvre d'un Raphaël nouveau !
Source : Gallica

Jean-François Destigny Revue poétique du Salon de 1841… (1841)

Le drame est sur le trône et la cour est en scène.
C'est une œuvre à noyer l'intelligence humaine, Un luxe comparable aux rayons du soleil !
GALLAIT, fort de sa verve, a gravi sans relâche Jusqu'aux sommets ardus qu'il occupe aujourd'hui : L'artiste a vu la fin de cette grande tâche Qu'au départ on disait accablante pour lui.
Les faits ont, de tous points, dépassé l'espérance.
Les plus minces détails attestent sa puissance
La figure de Jeanne est d'un art si vivant.
Qu'on s'attend à la voir se dresser dans la toile !
Tout ce monde respire. On sent trembler ce voile.
Source : Gallica

Jean-François Destigny Revue poétique du Salon de 1841… (1841)

Son abandon est si majestueux !
J'aime le corps de cette femme assise, Qui, d'une main, découvre ici Moïse, Et le présente à la tille du Roi.
Dans son être il n'est rien qui blesse notre vue, L'artiste nous la fit décente quoique nue, Pudique dans son désarroi !
— Cette page dénote une riche science, Un dessin ferme et pur, un coloris puissant; Et si vous persistez à peindre en conscience, Votre talent, Madame, ira toujours croissant.
Vous avez dans la touche une grâce inunie ; Vous possédez le goût, l'entente, l'harmonie ;
Chez vous enfin le cœur anime le pinceau.
Source : Gallica

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