Jean-François Destigny

Élements biographiques

Jean-François Destigny,  Revue poétique du Salon de 1841… (1841)

“ Les arts ont des géants que Paris idolâtre.
Et qui n'ont pas le cœur si haut !
V.
Si ta Fuite en Egypte est d'un art moins austère, Alexandre COLIN, ton pinceau gracieux A, pour traduire ici les habitants des cieux, Fort bien poétisé des types de la terre.
Cet ange conducteur est suave d'attraits.
Le regard de la Vierge exprime la tendresse ; Tout ce beau groupe enfin m'appelle et m'intéresse.
Le cœur perce dans tous ces traits.
Sans doute ce tableau n'est pas grave de style, C'est de l'art de dévote, une œuvre de boudoir Qui plait à l'œil profane et qu'un saint pourrait voir.
”
Source : Gallica

Jean-François Destigny,  Némésis incorruptible : satires de moeurs (1838)

“ Cet ange, au cœur de feu, volcan de poésie, Qui gronde et soupiré des chants !
Ce n'est point ce grand fleuve à l'éternelle course, Grossi de lave, ardent d'éclairs, Qui va jusques aux cieux s'ébattre dans sa source Et tourbillonne dans les airs;
Son libre vol a pris l'infini pour domaine, Sa verve est un torrent d'accords; Il ébranle d'un doigt toute la race humaine Dès qu'il en presse-les ressorts.
C'est l'invincible bras qui soulève le monde Et l'éclaire de son flambeau, L'électrique pouvoir dont la science profonde Dispute l'homme à son tombeau.
”
Source : Gallica

Jean-François Destigny,  Revue poétique du Salon de 1841… (1841)

“ On lit dans son regard cet angélique amour Qui révèle à la fois et la vierge et la mère.
Elle est belle, candide, attrayante et sévère ; C'est la pudeur mise au grand jour.
Doucement appuyé sur sa chaste nourrice, L'Enfant-Dieu la regarde avec tant de douceur!
En face de Jésus, saint Jean, son précurseur, Des livres de Moïse épelle un frontispice : Il est si vrai de pose et ce corps est si beau !
— C'est un groupe charmant d'entente et de nature; C'est, en fait de dessin, de style et de peinture, L'oeuvre d'un Raphaël nouveau !
”
Source : Gallica

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