Jean-François Destigny

Résumé

Jean-François Destigny La barthélemiade : 700 vers à M. Barthélemy (1832)

Un glaive trop connu scintille dans leurs mains; La rage est dans leurs curs ; la fratricide épée, Dans cent meurtres nouveaux est cent fois retrempée.
L'horreur tient un instant nos membres engourdis.
De si noirs attentats , si lâchement ourdis, Jamais n'avaient frappé le peuple dans la rue.
Mais ce n'est rien encore : au carnage accourue Une autre soldatesque apporte le trépas ; C'est un mur de dragons !. On ne recule pas.
D'un groupe in offensif un cri soudain s'élance, C'est la voix d'un mourant, et ce cri c'est: rengegizee!
Source : Gallica

Jean-François Destigny La barthélemiade : 700 vers à M. Barthélemy (1832)

Le ciel dih-il enfin s'écrouler sur ma tête, J'irai frapper au cœur l'hydre de Casimir, Torturer le pouvoir, l'empêcher de dormir, Le percer et demain déchirer sa blessure !.
Si l'amitié m'arrête, un seul mot la rassure : Je suis indépendant, j'ai droit à la fierté, Je n'ai point pour de l'or vendu ma liberté !.
Quand le volcan bouillonne il peut vomir ses laves : Les fers font des captifs et jamais des esclaves.
Source : Gallica

Jean-François Destigny La barthélemiade : 700 vers à M. Barthélemy (1832)

Malheureux ! ton sophisme, en pénétrant dans l'âme, Émousse le remords des crimes qu'elle a faits Et l'endurcit encore à de nouveaux forfaits.
L'estime est un trésor dans une boîte ouverte, Qu'un souffle peut ravir ; mais réparer sa perte Est un moyen ardu que l'on n'atteint jamais.
Des caprices du peuple affranchi désormais, Tu menaces la foule en rompant tes entraves : Eh ! cette foule est libre et vomit les esclaves !
Les lois, voilà ses fers; elle n'en rougit pas ; Nous pouvons sous leur poids arpenter à grands pas L'arène où va traîner ta lenteur mercenaire
Source : Gallica

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