Alfred Cauvet, Les Émotions poétiques, par Alfred Cauwet (1858)
“ Pour rendre moins cruel tout le mal qu'on te fit, Qu'importe le talent ?—le coeur lui seul suffit ! D'ailleurs, n'est-ce donc rien que notre propre estime? En vain l'iniquité fait de toi sa victime : Fusses-tu repoussé lâchement en tout lieu, Ne te reste-t-il point ta conscience et Dieu? Songe à tes devanciers, grands hommes, dont l'Envie Jusqu'à leur dernier jour empoisonna la vie : Que de pièges l'erreur a semés sous leurs pas ! Mais leurs regards du but ne se détournaient pas, L'amour du bien lui seul assura leur victoire. ”
