Résumé

Thomas-Philibert Riboud Éloge d'Agnès Sorel, surnommée la Belle Agnès… (1785)

Qu'ils tremblent sur l'avenir, ils ne feront plus les enfants dé leur roi !
Quelle différence entre ce sombre portrait & celui de la belle Agnès ! pouvant opérer beaucoup de mal, elle n'en fit jamais aucun ; en la voyant, on envioit le fort de Charles ; mais on ne gémissoit point dans le secret. Ce prince, libéral envers tout le monde, auroit été prodigue pour elle ; mais elle eut assez de noblesse pour avoir peu de désirs. Un vit intérêt ne souilla jamais son ame , ses bienfaits seuls faisoient connoître sa puissance, & elle fut estimée de celles mêmes qui auroient voulu devenir ses rivales.
Source : Gallica

Thomas-Philibert Riboud Éloge d'Agnès Sorel, surnommée la Belle Agnès… (1785)

Incapable de haïr , elle eut la générosité de l'obliger dans toutes les occasions, de faire conclure son mariage avec le duc de Villequier, & même d'engager le roi à en faire la dépense ; mais il est des âmes que les bienfaits ne sauroient toucher : la duchesse, de Villequier vouloit enlever à Agnès le coeur du roi , & nuls moyens d'y réussir ne furent criminels à ses yeux. Pour donner des soupçons au -oi, elle alla jusqu'à supposer des billets qu'on fit adroitement tomber entre ses mains, & qui sembloient attester l'infidélité d'Agnès.
Source : Gallica

Thomas-Philibert Riboud Éloge d'Agnès Sorel, surnommée la Belle Agnès… (1785)

L'accuser de celle d'Agnès , c'est lui imputer un crime qui n'est point prouvé, & il vaut mieux se tromper en jugeant qu'un homme est innocent, que d'être injuste en le croyant coupable. Il rendit lui-même une justice éclatante à Agnès lorsqu'il fut monté sur le tirône ; le corps de cette belle avoit été déposé dans la collégiale de Loches , & les chanoines lui avoient fait élever dans leur choeur un très-beau mausolée avec sa statue. Un esprit d'adulation les engagea à offrit à Louis XI de détruire ce monument
Source : Gallica

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