Thomas-Philibert Riboud, Éloge d'Agnès Sorel, surnommée la Belle Agnès… (1785)
“ Qu'ils tremblent sur l'avenir, ils ne feront plus les enfants dé leur roi ! Quelle différence entre ce sombre portrait & celui de la belle Agnès ! pouvant opérer beaucoup de mal, elle n'en fit jamais aucun ; en la voyant, on envioit le fort de Charles ; mais on ne gémissoit point dans le secret. Ce prince, libéral envers tout le monde, auroit été prodigue pour elle ; mais elle eut assez de noblesse pour avoir peu de désirs. Un vit intérêt ne souilla jamais son ame , ses bienfaits seuls faisoient connoître sa puissance, & elle fut estimée de celles mêmes qui auroient voulu devenir ses rivales. ”
