Résumé

Abbé Jaisson Oraison funèbre de S. É. Mgr le cardinal de Périgord… (1822)

Dès sa tendre enfance sa vertueuse mère, aussi distinguée par sa haute naissance que par son éminente piété, avoit eu soin de jeter dans son coeur les germes de toutes les vertus. Aussi, jeune encore le cardinal de Périgord porta toutes ses pensées et toutes ses affections vers les grands objets qui seuls en étoient dignes : Dieu et la religion. Qu'ils sont heureux les jeunes coeurs qui ne s'ouvrent ainsi aux premières impressions de l'amour divin que pour le faire croître en eux avec les
années !
Source : Gallica

Abbé Jaisson Oraison funèbre de S. É. Mgr le cardinal de Périgord… (1822)

Si les talens de l'esprit excitent quelquefois l'admiration et commandent le respect, les qualités du coeur forment toujours les vrais amis , et attirent à la vertu par je ne sais quels charmes, secrets dont il est presque impossible de se défendre. Le cardinal de Périgord, réunissant les uns et les autres dans le degré le plus éminent , ne pouvait donc qu'être chéri et vénéré de tous ceux qui le connoissoient ou qui avoient les moindres rapports
avec lui.
Source : Gallica

Abbé Jaisson Oraison funèbre de S. É. Mgr le cardinal de Périgord… (1822)

Forcé de chercher un asile dans une terre étrangère, il y va porter la bonne odeur de Jésus-Christ. Partisans du siècle, qui prétendez que la religion et la piété n'inspirent qu'un air sombre , que des manières dures et rebutantes , suivez notre vénérable pontife dans son exil, voyez-le se gagnant tous les coeurs par les charmes de ses aimables vertus. L'étranger ne le voit qu'en passant, et il ne peut s'empêcher de le chérir et de publier ses louanges. Un Anglais célèbre ne craignoit pas d'affirmer que l'archevêque de Reims étoit l'homme le plus respectable qu'il eût jamais connu.
Source : Gallica

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