Résumé

Adrien Maitrias Éloge funèbre de M. l'abbé Jean-Brice Portalès… (1855)

La bienfaisance est quelquefois toute matérielle. On est riche; on donne de sa richesse, voilà tout ; mais on ne donne rien de soi : on se garde tout entier, esprit et coeur, pour l'ambition ou pour le plaisir, Ce peut être de la générosité, ce n'est pas le sacrifice ; ce peut être l'aumône avec sa gloire devant les hommes, ce n'est pas la charité avec ses mérites devant Dieu
Source : Gallica

Adrien Maitrias Éloge funèbre de M. l'abbé Jean-Brice Portalès… (1855)

Ce n'est pas encore sa vie, c'est un prélude à sa vie, une carrière d'essai où Dieu le pousse, une école où il le forme, c'est une sorte de noviciat où il prend les lumières, les forces, le zèle, la prudence, l'esprit, de dévouement et de sacrifices, tous les éléments qu'il faut à une grande mission de prêtre ; il ne doit être complet que chez vous, car c'est pour vous, en définitive, que Dieu l'a fait, pour vous seuls ; ici seulement il sera dans la plénitude de sa vie, capable de donner tout ce que Dieu veut qu'il donne ; ici seulement il se trouvera riche en conséquence de sa vocation.
Source : Gallica

Adrien Maitrias Éloge funèbre de M. l'abbé Jean-Brice Portalès… (1855)

Pleurez donc, pleurez; priez, fatiguez vos pas dans de saints pèlerinages, versez l'or à pleines mains ; tout est inutile ! la vie ne peut se prolonger là où, chacun pour votre part, vous l'avez épuisée. Votre pasteur est votre victime, mais une victime qui, comme Jésus-Christ , pardonne à ses immolateurs et les aime, car c'est volontairement qu'il s'est immolé, oblatus est quia voluit.
Il est donc mort!... J'en crois ces enfants qui crient au-dessus de son cercueil : «Et qui maintenant nourrira donc les pauvres?»
Source : Gallica

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