Henry Trianon

Résumé

Henry Trianon Examen critique du Salon de 1833 (1833)

La couleur en est trop sombre, et n'attache pas d'abord; mais telle est la puissance du peintre, que plus on fouille son oeuvre, plus on la trouve profonde et inépuisable ; on arrive à s'isoler entièrement du cadre et de la toile, à entrer de plein-pied dans la pensée de l'artiste : on s'y fait place, on y est à l'aise.
Le Giotto est une des belles œuvres du salon ; le dessin et la composition marchent de pair. Le Giotto tout entier est d'une verve admirable de sentiment et de modelé; les chairs sont vigoureuses et chaudes, les reins forts et souples.
Source : Gallica

Henry Trianon Examen critique du Salon de 1833 (1833)

Il s'aperçoit bien qu'en définitive il trompe le monde; que quand on lui demande son portrait, il ne doit pas vous donner celui d'un autre; mais il s'est dit: quand cela déplaira, je ferai autrement; et nous croyons qu'il n'attendra pas long-temps. Voilà donc le secret du succès de M. Dubufe; voilà quel est son talent, si talent il y a. Mais, du reste, rien de solide chez lui; les contours ne sont pas arrêtés, le dessin en est faux, les chairs molles et souvent transparentes, la couleur a du clinquant sans vérité , la pose, de la fadeur sans grâce.
Source : Gallica

Henry Trianon Examen critique du Salon de 1833 (1833)

Le paysage de M. Rousseau est une oeuvre à part qui n'appartient à aucune école. M. Delaberge, dons nous allons parler et M. Cabat, se sont, il faut le dire, inspirés des maîtres flamands. M. Rousseau a voulu être lui, sans passé, sans jalons plantés d'avance sur une route faite.
A-t-il réussi? Ses premiers plans et ses seconds plans sont d'une vigueur et d'une hardiesse de touche rares; on voit presque sur ses pelouses cette vapeur chaude que le soleil y soulève ; les fougères sèches qui s'étendent sur la gauche du tableau, sont d'une grande vérité; la haie surtout
trompe l'œil.
Source : Gallica

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