Thomas Victor Arnauldet

Résumé

Thomas Victor Arnauldet Les artistes bretons, angevins… (1857)

Et telle est même la puissance de cette faculté, que leurs œuvres, pour qui sait les apprécier, produisent une impression plus profonde encore que celle de la nature elle-même. Il est en effet tel cours d'eau, bordé d'une simple langue de terre fuyant au loin à l'horizon, sous un ciel gris, semblable en tout au tableau de M. Daubigny, que l'on eût traversé sans s'arrêter, dans la nature, tandis qu'on séjourne longtemps devant l'interprétation de l'artiste, pour y revenir encore et toujours avec un plaisir nouveau.
Source : Gallica

Thomas Victor Arnauldet Les artistes bretons, angevins… (1857)

La pose est simple et pleine de grâce, le contour est délicat, et le modelé est plus remarquable encore. La physionomie seule de la tête du génie m'a semblé insignifiante, à cause de son extrême prétention à la simplicité. N'eût-il pas été convenable de réveiller la froideur inséparable de ces sortes de figures allégoriques, par l'étude d'un type bien caractérisé, soit que l'artiste l'eût emprunté à l'idéal, soit que la nature en eût fourni le premier modèle. Malgré cela, cette figure a bien gagné à son auteur la troisième médaille qui lui a été décernée.
Source : Gallica

Thomas Victor Arnauldet Les artistes bretons, angevins… (1857)

Les pastels sont mauvais. Nos pastellistes trouvent sans doute ceux de la Rosalba et de La Tour trop légers et trop suaves. M. Maréchal vise à l'énergie de la peinture à l'huile, mais arrive à la lourdeur, dans son Cristophe Colomb, qui étouffe dans son cadre en s'efforçant en vain de s'en dégager. — M. Eugène Giraud, dont je reconnais la facilité, pèche par le défaut contraire dans ses trop jolis portraits de grandes dames et de belles femmes, dont ni les formes ni la physionomie ne se font jour à travers leurs éblouissantes toilettes.
Source : Gallica

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