Résumé

Portrait de Toussaint-Bernard Émeric-David Toussaint-Bernard Émeric-David Notices historiques sur les chefs-d'oeuvre de la peinture moderne et sur les maîtres de toutes les écoles… (1854)

Le charme de l'imitation nous entraîne, et, pour peu qu'elle soit fidèle, notre imagination elle-même, prompte à nous séduire, embellit la peinture de tous les attraits de l'original. Mais cela même doit faire sentir au peintre de paysages combien il lui importe d'être vrai. Si, se confiant trop à sa mémoire, et négligeant d'attacher ses regards sur son modèle, il cesse de nous captiver par l'exactitude des formes, par la vivacité, l'harmonie et la transparence des tons, c'est-à-dire, parce qui constitue la vérité du coloris, il ne lui reste rien pour se faire pardonner ses erreurs.
Source : Gallica

Portrait de Toussaint-Bernard Émeric-David Toussaint-Bernard Émeric-David Notices historiques sur les chefs-d'oeuvre de la peinture moderne et sur les maîtres de toutes les écoles… (1854)

SAINT PAUL PRÊCHANT A ÉPHÈSE.
L'imitateur, l'émule de Raphaël, le naïf et sublime Le Sueur nous fait reconnaître, dans ce beau tableau, toute la profondeur de son savoir, toute la délicatesse de son goût, toute l'élévation de son génie. Est-ce Le Sueur, en effet, est-ce Raphaël lui-même, qui a tracé cette noble composition ? Que de richesse, de mouvement, de chaleur, et tout à la fois quel accord, quelle unité, quelle majesté dans l'ensemble ! Comme la disposition de chaque groupe est heureusee ! Comme les plans sont variés, et toutes les parties habilement enchaînées l'une à l'autre !
Source : Gallica

Portrait de Toussaint-Bernard Émeric-David Toussaint-Bernard Émeric-David Notices historiques sur les chefs-d'oeuvre de la peinture moderne et sur les maîtres de toutes les écoles… (1854)

Comme le sentiment de la mesure et de l'harmonie se peint dans son attitude ! Quelle ingénuité, quel air d'innocence ! Que d'esprit dans sa physionomie ! Que de grâces et de délicatesse dans ses mains ! Les formes sont nobles et sveltes ; la coiffure est élégante et d'un bon style ; la draperie rouge jetée sur les genoux, et qui dérobe adroitement la partie inférieure de la harpe, anime par la chaleur du ton l'ensemble de la composition. Le coloris de ce tableau est plus vif que celui de tous les autres, et n'est pas moins harmonieux.
Source : Gallica

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