Monts Altaï

Définition et enjeux

Constant Améro Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1884)

Les monts Altaï, les monts lablonoï et Stanovoï, dont les sommets s'élèvent jusque dans la région des neiges, et qui courent, de chaîne en chaîne, jusqu'au détroit de Behring, n'offrent que des solitudes affreuses faites de pics dénudés et glacés, de précipices insondables, de sombres et inextricables labyrinthes circulant à travers les contreforts, où l'écroulement d'une avalanche, les roulements du tonnerre, l'été, répondent seuls, dans le silence éternel, aux grondements des ours et aux hurlements des loups.
Source : Gallica

Constant Améro Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1884)

L'horizon est toujours fermé par ces petites montagnes arrondies qui se présentent sans cesse et que l'on franchit pour passer d'un plateau à un autre.
Lorsque le soleil éclaire ces plateaux, cette terre d'un aspect âpre prend une coloration d'un léger jaune doré : c'est la steppe dans toute sa grandeur. Le climat de ces plateaux, situés à plusieurs milliers de pieds au-dessus de la mer, est très rigoureux, car les vents froids qui descendent du pôle en sautant par-dessus les sommets neigeux des monts Altaï s'y promènent sans obstacle.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Thouvenel Édouard Thouvenel Revue des Deux Mondes

Plus loin se trouve un prolongement de la chaîne des monts Altaï, qui forment la frontière méridionale de la Sibérie et se rattachent, par de nombreuses ramifications, aux montagnes du Thibet, du Caboul et de la Perse. Le khannat de Khôkban et la Boukharie, qui sont traversés par le Syr et l’Amou-Daria, occupent une longue vallée, et, en suivant le cours du second de ces grands fleuves, on rencontre le khannat de Khiva. Ces trois pays conservent les débris de la vieille civilisation asiatique ; là, si la force brutale règne encore, du moins elle n’a pas tout détruit.
Source : Wikisource

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