Résumé

Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel Les Russes sur le fleuve Amour

Rien n’arrête l’extension de la puissance russe sur les vastes plaines situées entre la Mer-Caspienne et le Céleste-Empire. Plus à l’ouest, elle rencontre une barrière naturelle dans cette longue ceinture de montagnes qui s’étend sans discontinuité de l’ouest à l’est, depuis l’Altaï jusqu’à l’Océan-Pacifique. Les chaînes de l’Altaï, si célèbres par leurs gîtes aurifères, sont les Alpes de la Sibérie ; leurs pics les plus aigus s’élèvent jusque dans la région des neiges éternelles.
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel Les Russes sur le fleuve Amour

La belle vallée de l’Amour appelle au contraire l’émigration ; les tribus éparses qui l’habitent ont un caractère si doux et si pacifique, qu’elles sont plutôt des auxiliaires que des ennemies : aussi c’est de ce côté que se tournent aujourd’hui, en Sibérie, tous les regards et toutes les espérances. C’est peut-être vers les régions qui avoisinent l’Hindou-Kousch que la Russie ambitionnerait le plus d’étendre son influence, et il n’est pas impossible qu’on caresse secrètement le désir de balancer l’influence de l’Angleterre en Asie
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel Les Russes sur le fleuve Amour

Malgré les travaux et les voyages modernes, la géographie de ce vaste continent est encore, dans beaucoup de ses parties, restée pour nous un mystère : la politique défiante des souverains de la Chine, le caractère sauvage des hordes nomades qui habitent le bassin de la Mer-Caspienne et du lac Aral, les obstacles que la nature oppose aux voyageurs dans les steppes de la Tartarie indépendante, les montagnes qui défendent les plateaux élevés de l’Asie centrale, voilà bien des motifs qui peuvent faire comprendre et excuser cette ignorance.
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