Résumé

Léo Armagnac Quinze Jours de campagne

L’effroi se propage comme une traînée de poudre ; le plus vaillant, le cœur le mieux trempé devient lâche ; rien n’est contagieux comme la folie de la peur. Docile alors aux plus funestes impressions, une masse affolée, ce qui peut-être était hier une belle et courageuse armée, fuit en désordre comme le lièvre devant la meute, n’ayant qu’une idée, que dis-je ? n’obéissant qu’à un instinct, fuir à tout prix du danger qui la suit.
Déjà l’affolement était tel à Sedan même que, la veille, le bruit s’était répandu tout à coup que les Prussiens tentaient une surprise sur la ville.
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Léo Armagnac Quinze Jours de campagne

La Prusse était-elle décidée à poursuivre impitoyablement sa victoire ? l’Europe nous laisserait-elle écraser ? En cas d’une lutte suprême, le peuple français se lèverait-il tout entier pour défendre l’intégrité de son territoire, et ses efforts seraient-ils couronnés de succès ?
Et à mesure que les jours s’écoulaient, nous voyions le roi de Prusse, oublieux d’une parole solennellement donnée, faire la guerre, non pas à l’Empereur, mais au peuple français ; les Allemands occuper méthodiquement le tiers de la France, bloquer Metz, Strasbourg, Paris, Belfort.
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Léo Armagnac Quinze Jours de campagne

Ah ! c’est que le drapeau, ce n’est pas un morceau d’étoffe qu’on puisse, surtout en un jour de bataille, regarder d’un œil froid. Le drapeau, pour tout homme de cœur, c’est la patrie, notre chère France, c’est son honneur militaire avec son glorieux passé, c’est le sol sacré de la patrie, notre village, le foyer paternel ; ce sont les mères, nos fiancées, nos sœurs. Oui, le drapeau est le symbole de tout ce que nous aimons.
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