Léo Armagnac, Quinze Jours de campagne
“ L’effroi se propage comme une traînée de poudre ; le plus vaillant, le cœur le mieux trempé devient lâche ; rien n’est contagieux comme la folie de la peur. Docile alors aux plus funestes impressions, une masse affolée, ce qui peut-être était hier une belle et courageuse armée, fuit en désordre comme le lièvre devant la meute, n’ayant qu’une idée, que dis-je ? n’obéissant qu’à un instinct, fuir à tout prix du danger qui la suit. Déjà l’affolement était tel à Sedan même que, la veille, le bruit s’était répandu tout à coup que les Prussiens tentaient une surprise sur la ville. ”
