Résumé

Louis Le Pileur Une page de la 5e ambulance internationale… (1916)

Il y avait eu, pendant plusieurs semaines, des francs-tireurs dans ce pays tout couvert de bois et de rochers, et les horribles représailles qui avaient suivi le départ de ces braves gens, ne satisfaisaient pas l'ennemi. J'ai toujours été convaincu du reste, que la terreur manifestée par les Allemands, à l'énoncé seul de ce nom de franc-tireur, était, en partie, factice et qu'elle avait surtout pour but d'expliquer la rigueur avec laquelle ils voulaient frapper toute velléité de résistance individuelle et en interdire même l'idée.
Source : Gallica

Louis Le Pileur Une page de la 5e ambulance internationale… (1916)

Lui aussi ne se faisait pas plus d'illusions que le maire d'Etampes, cependant, disait-il, si Paris peut tenir encore, les Allemands ne pourront résister sur un front aussi étendu, et un jour ou l'autre ils seront obligés de fléchir. — Ce jour malheureusement ne devait jamais venir. Ce brave citoyen, grand chasseur et excellent tireur, avait deux fusils portant admirablement la balle, les sangliers et les biches de la forêt en savaient quelque chose; il n'avait jamais voulu porter ses armes à la mairie.
Source : Gallica

Louis Le Pileur Une page de la 5e ambulance internationale… (1916)

En effet, pour gagner Fontainebleau par des voies détournées, l'itinéraire d'un homme qui cherchait à rencontrer le moins de monde possible, était de passer par Etampes, La FertéAlais et Barbizon. Etampes, grand centre de production de farine, était certainement plein d'Allemands et constituait pour moi un gros danger, mais, outre que dans toute aventure il faut bien livrer quelque chose au hasard, j'étais bien aise d'y prendre langue et d'ailleurs je comptais employer un moyen qui, d'après mes prévisions, m'éviterait les indiscrétions de l'ennemi.
Source : Gallica

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