Résumé

Albert Dumont Un Mois dans les Ardennes au milieu des armées en août 1870

« Nous n’aimons pas la Prusse, disent-ils, mais nous lui devons le triomphe de nos armes ; il n’y a plus dans toute l’armée que des Allemands, sans distinction de nationalité particulière. La guerre est dure, plus dure pour nous que pour vous. Nous souhaitons ardemment la paix, qui nous rendra nos femmes et nos enfans ; mais nous irons jusqu’au bout, il le faut pour la grandeur du nom allemand. L’Allemagne a été assez longtemps vaincue ; victorieuse et admirée, elle devient la première nation de l’Europe, c’est ce qui nous soutient. »
Les soldats nous parlent de Paris
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Albert Dumont Un Mois dans les Ardennes au milieu des armées en août 1870

Dans la question sociale, il faut distinguer le but et le moyen : le but, tous les nobles cœurs l’approuvent, nous savons que l’Europe y arrivera, malgré elle ou de bon gré ; ce sont les moyens de réaliser les progrès de la démocratie qu’il faut trouver. Le problème consiste à étudier toutes les forces vives d’un pays : forces d’action et forces de résistance, légitimes exigences des masses, droits des classes éclairées, intérêts des paysans et des ouvriers, des riches et des pauvres. Jamais l’esprit humain ne s’est proposé une plus noble tâche.
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Albert Dumont Un Mois dans les Ardennes au milieu des armées en août 1870

Les camarades perdus, les affections brisées, ils veulent que rien ne les touche. La guerre détruit dans le soldat tout ce qui ne sert pas à la guerre ; elle laisse debout une idée, celle du devoir, un sentiment, celui de l’honneur. Ce qu’on appelle la grandeur militaire, c’est le détachement de soi-même, beau surtout lorsqu’il se rencontre uni aux délicatesses du cœur et à la distinction de l’esprit.
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