Résumé

Portrait de Louis Besson Louis Besson Discours prononcé au Collège St-François-Xavier… (1868)

Il y a quatorze ans, presque à pareil jour, deux adolescents, deux frères, MM. Dufournel, venaient s'asseoir pour la première fois sur les bancs de ce collège. Ces deux frères sont tombés, dans la fleur de leur, jeunesse, en servant Pie IX et en glorifiant la France. Tous deux sont des héros, tous deux sont des martyrs. L'un d'eux n'est plus, c'est un saint qui triomphe au ciel; l'autre, nous en avons la douce confiance, survit à ses graves blessures, c'est un saint qui souffre et qui combat encore sur la terre.
Source : Gallica

Portrait de Louis Besson Louis Besson Discours prononcé au Collège St-François-Xavier… (1868)

Soirée du 30 octobre, quelle épreuve àffreuse tu nous prépares! Adéodat veille, en parcourant les rues, le deuil dans l'âme, la main sur le sabre, la prière sur les lèvres. Il court partout où la balle siffle et où le soldat tombe. Il tombe lui-même sous le coup d'une balle égarée peutêtre, seul contre trois, en défendant les zouaves qui le suivent et en enfonçant la porte d'une maison ennemie qui était le refuge d'une bande de garibaldiens. Dieu de miséricorde et de justice, vous faut-il encore cette grande victime? Vous pouvez le guérir, vous pouvez le sauver.
Source : Gallica

Portrait de Louis Besson Louis Besson Discours prononcé au Collège St-François-Xavier… (1868)

Les vingt-cinq zouaves le suivent : c'est le caporal Beaubeau, Gaëtan du Chêne, Ferdinand de Charette, le petit-fils de celui qui a été nommé le saint de la Vendée. Pendant qu'ils se pressent dans l'étroit passage, Dufournel, seul dans la mêlée, est accablé en un moment. Vingt garibaldiens l'entourent, vingt baïonnettes le pressent; il chancelle, il se redresse, il frappe encore; on lui arrache son sabre, mais sa main toujours ferme en garde le fourreau et le teint du sang de l'ennemi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature