Résumé

Ludovic Vallette Le général Collineau des Sables d'Olonne… (1877)

Colonel à la tête de ses zouaves, ou général à la tête de sa brigade, il imposait à tous par son attitude, il les tenait, comme on dit, dans sa main, et lorsqu'il donnait l'ordre de marcher en avant, tous s'élançaient alors comme un seul homme à la suite de celui qui leur donnait si bien l'exemple du véritable courage. Collineau, en un mot, n'avait pas seulement la confiance du soldat, il en avait conquis toute la sympathie et toute l'admiration, deux choses qui décuplent les forces d'un chef de corps.
Source : Gallica

Ludovic Vallette Le général Collineau des Sables d'Olonne… (1877)

Un combat acharné s'engage sur le corps du malheureux commandant, que nos soldats ne veulent pas laisser aux mains de l'ennemi; mais ils sont obligés de reculer devant le nombre. Collineau s'élance seul pour faire tête aux Arabes ; se défendant d'une main avec son sabre, il retenait de l'autre le cadavre de son chef, et ce n'est qu'à bout de forces, épuisé par une lutte acharnée mais inégale, qu'il est obligé de lâcher prise après avoir essuyé toute une décharge, qui n'eut d'autre résultat que de loger deux balles dans sa tunique, sans lui faire la moindre égratignure.
Source : Gallica

Ludovic Vallette Le général Collineau des Sables d'Olonne… (1877)

Collineau était là avec ses zouaves, au milieu de la mêlée la plus terrible, marchant à l'assaut sur des monceaux de cadavres. Blessé d'un coup de sabre et d'un coup de crosse de fusil sur la tête, il ne veut pas abandonner le champ de bataille. Aveuglé par le sang qui coule de ses deux blessures, il fait ceindre son front meurtri d'un bandage improvisé, et il reste au milieu de ses redoutables compagnons, le sabre au poing, la tunique en lambeaux, leur montrant le chemin de cette Tour Malakoff dont l'occupation doit être le couronnement
de cette mémorable journée.
Source : Gallica

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