Résumé

Léon Martin Le 2e Bataillon des mobiles de la Savoie pendant la guerre de 1870-1871… (1896)

Le bataillon, poursuivant sa marche en avant, traverse le bois et se trouve bientôt en face de la ville, ayant à gauche le Haut-Rhin et à sa droite les zouaves du général Vivenot. La fusillade continue plus vive que jamais. Le commandant, à cheval, la pipe à la bouche et la canne à la main, aussi impassible que s'il eût été à cent kilomètres de l'ennemi, parcourait les rangs des tirailleurs, les encourageant, attendant l'ordre et le moment pour s'élancer sur cet ennemi qu'il voyait si près de lui.
Source : Gallica

Léon Martin Le 2e Bataillon des mobiles de la Savoie pendant la guerre de 1870-1871… (1896)

Voilà ce que fut la bataille de Beaune-la-Rolande pour le 2e bataillon. Il y perdit 200 hommes, tant tués que blessés, et, ainsi que je l'ai dit plus haut, les Français y perdirent 3000 hommes. Parmi les tués se trouvait le brave capitaine Brunet, frappé de trois balles, au pied de la barricade. Mais ce qu'il est impossible de rendre, ce sont les mille incidents particuliers arrivés à chacun. Chacun a vu des choses différentes et chacun est dans la vérité. Je ne puis m'empêcher d'en citer un, qui montre quels étaient la bravoure et le sang-froid du commandant Dubois.
Source : Gallica

Léon Martin Le 2e Bataillon des mobiles de la Savoie pendant la guerre de 1870-1871… (1896)

Nous essayons de nous compter, mais presque aussitôt nous sommes reportés en tirailleurs à droite et à gauche. La fusillade, qui avait un instant faibli, redevient plus vive que jamais; un véritable ouragan de fer balaie la route qui conduit de Beaune à Montbarrois et que nous avons à traverser. Je la passe en courant et vais me réfugier sur le bord du fossé. Je regarde le champ de bataille. Quel horrible spectacle! Que de morts, que de blessés gisent sur le sol autour de moi ! Parmi ceux ci, les uns demandent des secours, les autres la mort.
Source : Gallica

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