Résumé

La Dernière Bordée du fort de la Double-Couronne… (1872)

ILE SAINT-DENIS
Dans cette position, le commandant Zéler redouble de soins et d'habileté pour discipliner et aguerrir ses hommes.
Il donne à tous, officiers et soldats, l'exemple et l'impulsion ; il leur communique cet amour du devoir dont il est animé. Il veille à leur bien-être et à leur dignité.
Comme s'il pressentait la triste influence qu'ont eue sur la défense l'ivrognerie et la débauche, il soumet aux plus stricts règlements cabarets et cantines, où il interdit la vente de l'absinthe; il chasse les femmes de mauvaise vie et tous les visiteurs de fréquentation malsaine
Source : Gallica

La Dernière Bordée du fort de la Double-Couronne… (1872)

« Etes-vous bombardé?.
— « Oui, amiral. »
Et tout d'abord les troupes de garde aux divers postes éprouvèrent une émotion telle, que, sans regarder au péril ni aux prescriptions qui défendent à un commandant de place d'être téméraire, M. Zéler se montra à découvert pour ranimer ses hommes défaillants.
Aussitôt deux obus prussiens, deux Krupp, jaloux de rendre les honneurs militaires au commandant supérieur, s'abattirent près de lui et lui firent de leurs éclats des plaies contuses aux deux jambes
et des blessures à deux doigts de la main droite, étendue pour exhorter les timides !
Source : Gallica

La Dernière Bordée du fort de la Double-Couronne… (1872)

C'est dans l'Algérie surtout que le commandant Zéler fut à même de trouver l'emploi de ses qualités militaires.
Il partit pour l'Afrique en 1840, et s'embarqua à Toulon à bord de l'Albatros.
A peine était-on en mer, qu'une tempête affreuse se déchaîna dans le golfe de Lyon, et mit le navire à deux doigts de sa perte.
Le mât de misaine ne pouvant résister à l'effort du vent se cassa, et le bâtiment, entravé dans sa
marche par la mâture en débris et les voiles flottant à l'aventure, oscilla un moment sur les flots comme s'il allait sombrer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature