Ed. Wolff, Souvenirs du siège de Soissons… (1872)
“ J'habitais Paris quand toutes les mauvaises nouvelles parurent au Journal officiel. Le premier moment d'abattement passé, le patriotisme reprit son empire. Il fallait, à tout prix, chercher à chasser l'ennemi de notre sol. Bien que non astreint au service militaire, j'avais fait plusieurs demandes pour obtenir un emploi d'officier dans la Garde Mobile en voie de formation dans le département de l'Aisne. Le 10 août, une dépêche m'apprenait enfin ma nomination de lieutenant à la ire compagnie du 2e bataillon. Le lieu de réunion était Soissons, l'appel immédiat. ”
