Résumé

Ed. Wolff Souvenirs du siège de Soissons… (1872)

J'habitais Paris quand toutes les mauvaises nouvelles parurent au Journal officiel. Le premier moment d'abattement passé, le patriotisme reprit son empire. Il fallait, à tout prix, chercher à chasser l'ennemi de notre sol.
Bien que non astreint au service militaire, j'avais fait plusieurs demandes pour obtenir un emploi d'officier dans la Garde Mobile en voie de formation dans le département de l'Aisne.
Le 10 août, une dépêche m'apprenait enfin ma nomination de lieutenant à la ire compagnie du 2e bataillon. Le lieu de réunion était Soissons, l'appel immédiat.
Source : Gallica

Ed. Wolff Souvenirs du siège de Soissons… (1872)

En dehors d'un poste à la gare, nous en avions un autre à l'Hôtel de Ville. Les exercices et les appels avaient lieu sur le jeu de paume.
Le service de la station était surtout pénible, mais les habitants rivalisaient de bonne volonté pour en adoucir les rigueurs. Payons également ici un juste tribut de reconnaissance à M. le chef de gare dont l'obligeance fut infinie.
La voie ferrée est bordée de bois et de marais, d'où s'élevait, la nuit, un brouillard humide qui glaçait nos malheureuses sentinelles, n'ayant toujours qu'une blouse pour vêtement.
Source : Gallica

Ed. Wolff Souvenirs du siège de Soissons… (1872)

Si l'on reconnaît l'impossibilité de la résistance, disent-ils, pourquoi la prolonger jusqu'à l'anéantissement complet de la place? Ah ! si cet héroïsme avait dû sauver la France, on n'aurait pas crié grâce à l'ennemi.
Une question d'humanité s'imposait aussi avec une navrante réalité.
Les blessés, les malades, dont regorgeaient l'Hôtel-Dieu et les ambulances particulières, allaient bientôt se trouver sans asile ; les obus ne respectaient rien.
Une nombreuse députation, prise parmi les personnes notables, conjura M. de Noüe de mettre un terme à cet horrible état de choses.
Source : Gallica

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