Résumé

Léon Hennet La Garde nationale mobilisée de Seine-et-Oise… (1890)

Depuis ce jour, on marcha sans cesse par des chemins de traverse, au milieu de bagages et de troupes russes. Cette marche de l'ennemi sembla aux prisonniers celle d'une retraite, d'une déroute ; on leur faisait faire des étapes de douze lieues, on ne logeait que dans des villages, les entassant toujours dans des chaumières trop petites pour tous; car le second jour, les prisonniers tombés au pouvoir de l'ennemi dans Soissons même avaient été réunis à ceux faits pendant la retraite.
Source : Gallica

Léon Hennet La Garde nationale mobilisée de Seine-et-Oise… (1890)

La cohorte de Seine-et-Oise, depuis 7 heures du matin, était rangée en bataille sur la place. On distribuait des vivres et de l'eau-de-vie lorsque les Russes commencèrent le feu. Le général Danloup, traversant la place à cheval, fit porter la compagnie de grenadiers au grand pont sur l'Aisne qui sépare la ville du faubourg Saint-Waaz, et, de là, au rempart de gauche, près la porte de Crouy, où la fusillade et la canonnade étaient des plus intenses. Le reste de la cohorte fut conduit par le général Danloup lui-même à la porte de Paris.
Source : Gallica

Léon Hennet La Garde nationale mobilisée de Seine-et-Oise… (1890)

On marchait toujours. De loin, sur la route, la colonne apercevait plusieurs gros escadrons qui s'avançaient sur elle et, dans la plaine, une nuée de Cosaques qui ramenaient les fuyards sur Soissons. Le général demanda 25 volontaires et un officier pour aller en tirailleurs sur les coteaux, à droite de la route suivie. Un certain nombre de grenadiers de Seineet-Oise et d'autres cohortes se joignirent aux tirailleurs volontaires, et un feu de mousqueterie s'engagea contre la cavalerie russe.
Source : Gallica

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