Résumé

Louis Huz Les enfants de la Drôme au siège de Paris… (1898)

Il ne faut pas avoir beaucoup d'esprit pour faire la part de chacun, mais il ne faut pas non plus être bête pour savoir escamoter la part des autres. Il fallait avant tout se défier des malins.
Il y en avait bien quelques-uns dans le bataillon de la Drôme; ils recevaient d'abord dans les premiers rangs et trouvaient encore le moyen de se faufiler à la queue de la compagnie pour recevoir une seconde fois. Comme il s'agissait de l'argent du gouvernement, ce n'était pas un vol, mais une charmante espièglerie. Chacun comprend l'honnêteté à sa façon et suivant son tempérament.
Source : Gallica

Louis Huz Les enfants de la Drôme au siège de Paris… (1898)

Le 2 février, notre bataillon fut désarmé. Les officiers seuls avaient obtenu la faculté de conserver leurs épées. Rien n'est triste à voir comme un bataillon sans armes. L'homme ne se croit plus soldat et, de fait, il n'en porte que l'uniforme. L'officier lui-même sent que tout est fini et que sa sévérité devient, inutile; bien heureux quand il ne se relâche pas, lui aussi, de cette discipline dont il devrait toujours, le premier, donner l'exemple. C'est surtout dans la mobile que ces fâcheux symptômes se manifestaient.
Source : Gallica

Louis Huz Les enfants de la Drôme au siège de Paris… (1898)

Ceux-là du moins sont morts en héros, regrettés de leurs camarades et laissant le souvenir de leurs vertus civiques qui sera toujours un titre de gloire pour les membres de leurs familles!
Le bataillon resta assez longtemps dans le chemin creux cité plus haut. Cette position, qui avait été occupée le matin par les Prussiens, devait nécessairement leur servir de point de mire.
Par un bonheur providentiel, les obus vinrent tomber sur les talus du chemin et passèrent sur nos têtes. La terre, détrempée par les pluies, en rendit les éclats moins dangereux.
Source : Gallica

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