Louis Huz

Élements biographiques

Louis Huz Les enfants de la Drôme au siège de Paris… (1898)

Il ne faut pas avoir beaucoup d'esprit pour faire la part de chacun, mais il ne faut pas non plus être bête pour savoir escamoter la part des autres. Il fallait avant tout se défier des malins.
Il y en avait bien quelques-uns dans le bataillon de la Drôme; ils recevaient d'abord dans les premiers rangs et trouvaient encore le moyen de se faufiler à la queue de la compagnie pour recevoir une seconde fois. Comme il s'agissait de l'argent du gouvernement, ce n'était pas un vol, mais une charmante espièglerie. Chacun comprend l'honnêteté à sa façon et suivant son tempérament.
Source : Gallica

Louis Huz 2e Bataillon des mobiles de la Drôme… (1871)

Le temps passe et avec lui nous perdons du terrain. Un mouvement s'opère; nous prenons position tout-à-fait derrière la tuilerie et nous recommençons à tirer sur l'ennemi qui a tout-à-fait repris l'offensive.
Les hommes sont couchés dans les vignes. Le colonel Balète vient près de nous, il paraît calme et brave.
La nuit commence à tomber lorsqu'un nombreux état-major arrive; c'est le général Trochu. Une décharge arrête presque subitement les chevaux qui reprennent le galop aussitôt la bourasque passée.
On n'y voit plus, mais les balles pleuvent toujours autour de nous.
Source : Gallica

Louis Huz Les enfants de la Drôme au siège de Paris… (1898)

Le 2 février, notre bataillon fut désarmé. Les officiers seuls avaient obtenu la faculté de conserver leurs épées. Rien n'est triste à voir comme un bataillon sans armes. L'homme ne se croit plus soldat et, de fait, il n'en porte que l'uniforme. L'officier lui-même sent que tout est fini et que sa sévérité devient, inutile; bien heureux quand il ne se relâche pas, lui aussi, de cette discipline dont il devrait toujours, le premier, donner l'exemple. C'est surtout dans la mobile que ces fâcheux symptômes se manifestaient.
Source : Gallica

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