L.-A. Vignolle

Élements biographiques

L.-A. Vignolle Histoire du 8e régiment de mobiles… (1872)

Un train arrivant à toute vitesse fit de terribles ravages; des cris épouvantables se firent entendre; des mobiles, des soldats étaient blessés, d'autres tués, écrasés. La machine, la voûte du tunnel étaient couvertes de sang. Des lambeaux de chair, d'autres parties du corps humain avaient été projetés dans tous les sens, et semblaient demander vengeance 1. De tous côtés partaient des cris plaintifs. C'était une scène pénible, impossible à décrire. -.
Combien de pères et mères croient leurs enfants morts sur le champ de bataille!.
Source : Gallica

L.-A. Vignolle Histoire du 8e régiment de mobiles… (1872)

Bien des gens se sont fait un plaisir de déconsidérer le corps des officiers de mobiles.
Ce sont de pareils moyens, non moins que nos douloureux revers, qui ont contribué à démoraliser l'armée en entretenant dans le mobile la méfiance de ses chefs.
Tout citoyen faisant à la patrie le sacrifice de sa vie a droit, à ce seul titre, au respect de tous, et surtout de ceux qui n'ont pas été apjfèlés à partager les mêmes dangers.
Source : Gallica

L.-A. Vignolle Histoire du 8e régiment de mobiles… (1872)

Toutes les troupes arrivèrent à la gare d'Arnage, et prirent la direction de la route parallèle au chemin de fer. Pendant ce trajet, qui dura deux heures, plusieurs obus tombèrent à peu de distance de nous. Des mobiles bretons, qui étaient en avant de la colonne, s'enfuient, laissant sacs, fusils et munitions; plus leurs officiers les rappelaient, plus ils s'enfuyaient. On atteignit enfin les bords de la Sarthe, distants de 1,000 à 1,200 mètres du pont du chemin de fer qui conduit au Mans ; les hauteurs qui dominent la ville étaient déjà occupées par l'ennemi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature