Le P. Du Réau

Résumé

Le P. Du Réau Bernard de Quatrebarbes (1868)

Il ne s'agissait pas de rendre hommage à une famille aimée et respectée, à une naissance illustre. C'était le soldat de Pie IX, mort au champ d'honneur, le martyr de Jésus-Christ, qu'il fallait glorifier, quel que fût son nom ou son rang. Tous l'avaient compris. Le jeudi matin, 19 décembre, le clergé de Morannes et des communes voisines recevait le corps.
Le cercueil, recouvert des insignes militaires, où brillait la croix de Pie IX, était porté à bras et placé dans l'église, sur un magnifique catafalque. La population entière était accourue, pour répondre à l'appel de son digne pasteur.
Source : Gallica

Le P. Du Réau Bernard de Quatrebarbes (1868)

Sa valeur avait ravi l'admiration des ennemis euxmêmes. Vainqueurs, les chefs garibaldiens s'informaient avec empressement du nom de l'officier français que l'on voyait sortir seul de la ville, amener l'artillerie, tirer, rentrer, puis reparaître encore et si bien manœuvrer que jusqu'au soir l'attaque ne gagnait pas un pouce de terrain. En effet, ce fut seulement après la blessure de Bernard que les assaillants purent s'approcher des portes, les incendier, pénétrer en nombre dans la place et réduire la garnison à la dernière extrémité.
Source : Gallica

Le P. Du Réau Bernard de Quatrebarbes (1868)

Sa respiration était de plus en plus haletante. Cependant, pas une plainte : deux ou trois fois seulement, il se permit d'adresser doucement cette question à la sœur qui arrangeait son lit : « Croyez-vous vraiment, ma sœur,' que je sois bien comme cela ? » Il était calme, et de temps en temps répétait ces mots : Mon Dieu ! Il offrait ainsi les souffrances qui achevaient de purifier son âme et d'embellir sa couronne.
Source : Gallica

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