Résumé

Portrait de Louis Besson Louis Besson Oraison funèbre de Mgr de Durfort… (1868)

Encore un soupir, c'est encore une prière pour son diocèse ; encore un regard vers Dieu, c'est encore pour sa patrie, plus malheureuse que coupable, une demande d'oubli et de pardon. Il expire aux premiers rayons de l'aurore, c'est l'aube du jour éternel qui se lève pour lui. Voilà le terme du bon combat: Bonum certamen certavi ; la fin de la carrière : cursum consummavi. Il meurt en exil, mais il y meurt sans faiblesse et sans trouble, il y meurt archevêque de Besançon, la foi est sauvée et son triomphe commence pour ne plus finir: Fidem servavi.
Source : Gallica

Portrait de Louis Besson Louis Besson Oraison funèbre de Mgr de Durfort… (1868)

Quand il faut sortir de Besançon, ce n'est qu'à petites journées qu'il s'en éloigne et comme en se retournant toujours, d'étape en étape, vers le peuple dont il entend ou dont il devine les regrets. Les cloches sont muettes sur son passage, les églises, pour le recevoir, ne se parent plus de tentures ni de fleurs, mais l'humble prêtre qui a refusé le serment et qui ne cesse pas d'être le vrai curé, vient encore baiser l'anneau de celui qui n'a pas cessé d'être le véritable évêque ; les fidèles viennent encore par centaines se courber sous sa bénédiction émue et silencieuse.
Source : Gallica

Portrait de Louis Besson Louis Besson Oraison funèbre de Mgr de Durfort… (1868)

Il était temps pour l'Eglise de Besançon de s'associer à toutes ces louanges en réclamant les restes de ce confesseur et en déposant à son tour une couronne de justice sur son cercueil. Non, je ne connais pas pour l'histoire de mission plus honorable et plus belle que celle de réhabiliter l'innocence et la vertu. Il y a de l'honneur pour l'humanité à reconnaître qu'elle s'est trompée, il y a du courage à le dire, et le vrai progrès est de reculer jusqu'à ce que l'on rencontre la justice et qu'elle nous reçoive dans ses bras.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature