Résumé

Charles Marchal Le Peintre breton, par Charles Marchal… (1843)

Landrin fixa la mitaine de soie noire. C'était tout ce qu'il avait d'elle, et pourtant il voulait s'en séparer. Le coeur, dans des transports de cette nature, est si malheureux qu'il se suiciderait volontiers lui-même. Hélas! il est bien vrai qu'il se referme peu à peu et se fait à la douleur. Plus il est grand, plus il sait souffrir.
Landrin commençait l'expérience de la vie. Ce jeune homme, supérieur à beaucoup d'autres par son éducation et son talent, souffrait atrocement en ce moment d'irrésolution et de douleur.
Blanche ne m'aimera pas, soupira-t-il, elle a un amant!
Source : Gallica

Charles Marchal Le Peintre breton, par Charles Marchal… (1843)

Pauline pleurait d'amour dans ses bras, et lui tarissait la source de ses larmes avec ses lèvres. N'est-ce pas une sensation exquise d'essuyer les joues mouillées d'une belle femme? N'est-ce pas être au-dessus des autres hommes? Quel bonheur! lui parler d'amour , assis à ses côtés, pendant la nuit et dans le silence !...
Pourquoi dissimuler la chose? Jean avait juré à Pauline un amour infini. Quand on fait un serment, autant vaut qu'il ail toutes les nuances de l'éternité. — Ensuite, il était sincère.
Aussi son coeur n'avait-il plus rien conservé de son ancienne inclination pour Louise.
Source : Gallica

Charles Marchal Le Peintre breton, par Charles Marchal… (1843)

Pauline est l'âme de mon corps. La vie m'est moins chère qu'un rayon de joie dans ses yeux. Savezvous maintenant pourquoi j'ai abandonné Louise, mes devoirs, ma soeur, tout enfin? C'est que pour un sourire des lèvres de ma Pauline, je suis capable de tout.
— Vous êtes jeune, Guilpain! Vous ne m'écoutez pas quand je vous dis que Louise a été brisée par vous. Qu'importe, n'est-ce pas? Tous les jours on jette le bonheur d'une femme! on danse, on s'amuse par là-dessus. C'est une chose fort ordinaire. Pour moi, ce dernier événenement m'a confirmé dans mes opinions sur l'humanité.
Source : Gallica

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