Résumé

Venceslas Gasztowtt Le Poète polonais Jules Slowacki

Anhelli a eu un fils, et cet enfant, pâle, triste, mais énergique, a grandi sous la garde de l’ange du souvenir, a été nourri dans l’amour de la patrie absente, et lorsque apparaît le cavalier, il s’élance des bras de l’ange, saute en croupe du vengeur, du libérateur et court avec lui à la lutte et au triomphe. Mais cette suite, cette fin du poème, si Slowacki ne l’a pas entrevue ou n’a pas voulu la chanter, c’est à nous de la réaliser non plus dans les paroles mais dans les actes. C’est nous tous qui sommes les fils d’Anhelli.
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Venceslas Gasztowtt Le Poète polonais Jules Slowacki

Amoureux des étoiles, ils lèvent toujours les yeux plus haut qu’il ne faut, ils veulent toujours réaliser l’impossible, et dans la vie de presque tous on trouve dès le début quelque rêve de ce genre cruellement déçu, quelque blessure au cœur qui ne se guérit jamais entièrement. Ce n’est pas à nous de nous en plaindre : c’est à ces amours, insensés selon le monde, que nous devons les plus belles créations de l’art. La Béatrice du Dante, la Laure de Pétrarque, comme celle de Mickiewicz (faut-il y ajouter la Béatrice de Krasinski ?)
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Venceslas Gasztowtt Le Poète polonais Jules Slowacki

Oui, sans doute, il y a dans Balladyna des réminiscences de Shakspeare, mais il y a bien d’autres réminiscences : il y a comme un écho de tout ce que le poète a entendu dans son enfance, hommes et choses, de tout ce qu’il a vu depuis, de tout ce qu’il a lu, de tout ce qu’il a rêvé, de tout ce qu’il a aimé, de tout ce qu’il a pensé — et qu’importe d’où il a tiré chaque détail, si l’ensemble est nouveau, vivant, animé — et porte l’empreinte de l’éternelle beauté ?
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