Julian Klaczko,
La Poésie polonaise au xixe siècle…
“ Ce n’est rien que la persécution pour le poète anonyme ; le mal terrible, c’est l’obscurcissement de la vérité, c’est l’altération du sentiment de la vie dans l’âme nationale sous l’influence d’idées funestes. « Ah ! l’esclavage distille un venin qui décompose jusqu’à l’âme ! dit-il : ce n’est rien que la Sibérie, ce n’est rien que le knout et les tortures qui brisent le corps ; mais l’esprit de la nation, quand il est empoisonné, voilà bien la plus poignante des douleurs ! » Et le poète conjure sa patrie de repousser ces maximes perverses, ces inspirations de la démence. ”
