Saint-René Taillandier,
Poètes modernes de l’Allemagne…
“ Cette belle extatique, cette belle jeune fille de seize ans, si pure, si dévouée, attentive au moindre regard de son maître, heureuse de le voir, de l’entendre, de lui rendre service sans qu’il le sache, heureuse même de souffrir pour lui et par lui, c’est l’idéal de la femme tel que le concevait Henri de Kleist. Une âme qui appartient à sa tendresse comme l’esprit du somnambule appartient au magnétiseur, une soumission absolue, l’anéantissement de la volonté, voilà ce que le rêveur altier demandait à Wilhelmine de Zenge et à la jeune fille qu’il avait aimée à Dresde. ”
