Saint-René Taillandier,
Les Drames de la Vie littéraire…
“ La douleur y perce à chaque ligne ; il y a des instans où le désespoir éclate : « O Charlotte ! je ne suis plus moi-même ; vais-je devenir une ombre, une moitié d’homme, moi qui ai en horreur tout ce qui est incomplet, inachevé, tout ce qui n’existe qu’à demi ?... Ici tout est sans couleur et sans vie. Ton amour seul est pour moi lumière, floraison, sonorité. Me rendras-tu mon âme quand je te presserai dans mes bras ? Il le faudra bien, je n’en ai plus maintenant... » Quels ravages ont faits dans l’intelligence d’Henri Stieglitz ces cinq années d’études mal dirigées et d’exaltation solitaire ! ”
