Charles Maurras,
Quatre nuits de Provence
(1931)
“ Quelques subtiles apparences qui se pussent jouer dans le clair-obscur de l'Ame et de l'Heure, et de quelque intérêt que les honorât ma folie, un mouvement était plus fort et né du plus ancien et du meilleur de moi : le goût simple, l'appétit passionné du vrai. Voilà donc qu'un beau soir planait, le soir réel, qui vient du ciel et non de la voûte des arbres: l'enchantement, le charme universel de la Nuit. Cette Nuit vraie, la douce, la puissante, et l'égale, et la bienfaisante, s'étant bientôt fermée, surprit le cœur de grand enfant comme pour le glacer du fer froid d'une lance aiguë. ”
