Résumé

Jean Monval François Coppée - Lettres à sa mère et à sa sœur…

De Pau, il continue à écrire régulièrement à sa mère et à sa sœur, ses « chères bonnes femmes, » comme il dit avec la familière bonne humeur qui le caractérise ; il s’y montre, comme toujours, le bon jeune homme à l’excellent cœur, reconnaissant envers ceux qui lui ont fait du bien, doux, affable, obligeant envers ses amis, bon camarade, bon fils, — inquiet avant tout de la santé de sa mère, malgré les préoccupations littéraires et l’attente fébrile de la première des Deux douleurs, qu’il désire avec impatience, mais sans se faire d’illusions
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Jean Monval François Coppée - Lettres à sa mère et à sa sœur…

La lettre de d’Artois est très affectueuse pour moi ; ne lui en veuillez pas s’il vous néglige ; il doit être bien occupé.
Ce qu’Annette m’écrit sur sa santé m’inquiète très vivement.
Hélas ! je ne puis lui recommander que la patience et la résignation. Il est impossible que de meilleurs jours ne viennent pas pour nous et que la chance nous reste contraire. Santé et succès, tout reviendra, je l’espère. Nous sommes de braves gens, nous méritons d’être à peu près heureux, et ; en lin de compte, la justice finit généralement par triompher.
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Jean Monval François Coppée - Lettres à sa mère et à sa sœur…

On sait le nom plus qu’on n’a lu les œuvres, bien entendu, mais enfin on sait le nom et beaucoup connaissent au moins le Passant. La province, — et je parle même des grandes villes comme Bordeaux, — est très arriérée en littérature, et encore plus indifférente. Pour le peu qu’elle s’en occupe, elle subit sans contrôle l’opinion de Paris. On s’occupe beaucoup ici de ce qui se passe à Paris en politique, et, chose bizarre, on est à la fois frondeur et poltron. On dit du mal de l’Empire et on a une peur atroce de la République.
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