Résumé

Sylva Clapin Sensations de Nouvelle-France

Oh ! l’homme, enfin — de préférence l’homme d’épée — qui, cessant de se complaire dans un vain rêve utopique de fusionnement de races, fera des Canadiens-Français un peuple prêt et disposé, le cas échéant, à payer de sa chair et de son sang la rançon de sa liberté ! Où le Bernadotte ? où le Bolivar ! où le Charette ? où le Mello ? qui, ébranlant toutes ces forces dormantes, décrochera de la citadelle de Québec le drapeau britannique, monté là-haut par ruse, par trahison, pour déployer aux brises du St Laurent l’étendard flambant neuf de la véritable Nouvelle-France !
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Sylva Clapin Sensations de Nouvelle-France

À mesure, alors, que tombe le soleil, le flot des nouveaux arrivants grossit sans cesse, alimenté cette fois par tous ceux qui, leur tâche quotidienne finie, désirent respirer l’air du large et s’emplir les yeux du mouvement du port, jusqu’à ce que, au couchant, et quand là-bas, sous le grand kiosque, les cuivres attaquent une marche nouvelle de Sousa, il semble que Québec tout entier ait ici débordé.
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Sylva Clapin Sensations de Nouvelle-France

Pour un grand nombre, aussi, me dit-on, l’agonie de M. Mercier se double, au Canada, de ce remords d’une intensité crucifiante, qu’on éprouve toujours devant la dépouille de l’homme envers qui l’on sait avoir mal agi de son vivant. Comme on voudrait alors, enfin, dire au pauvre mort, qu’on l’a mal jugé, mésestimé ! Avec quelle allégresse mouillée de larmes on recevrait de sa bouche l’assurance de l’oubli, du pardon ! Mais, hélas ! rien plus ne doit fuser à travers ces lèvres à jamais scellées.
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