Albert Daubry

Élements biographiques

Albert Daubry Heures qui passent, poèmes. Bois gravés par Henri Esculier-Donnadieu

Dans tes cheveux la lune Mettait des reflets blancs. L'un contre l'autre... émus, Je respirais ton âme et nous n'en avions qu'une Toute faite d'amour... Le lac ne dormait plus.
Il semblait nous sourire et, sur l'onde légère,
Nos ombres se penchaient dans la clarté lunaire Et je te pressais toute entre mes bras tremblants.
Hélas ! tout s'est enfui... et ce n'était qu'un rêve
Que notre amour d'un soir... Tout passe et tout s'achève.
Source : Gallica

Albert Daubry Heures qui passent, poèmes. Bois gravés par Henri Esculier-Donnadieu

Chaque oiselet pense à son nid,
Chaque rosier pense à ses roses, Les amoureux rêvent aussi A des tas et des tas de choses.
Dans les châteaux, dans les taudis, Sur chaque branche des taillis,
Partout l'Amour entre ou se pose,
Car dans les coeurs, elle est aussi,
La saison où tout refleurit,
Où tout est blanc, où tout est rose.
AVRIL
Le doux avril est revenu,
Nous ramenant les hirondelles, Les boutons d'or sur les talus, Et, dans les bois, les tourterelles.
Dans le soir rose les coucous De nouveau font à cache-cache, Et, sur les toits, les moineaux fous S'amusent comme des potaches.
Source : Gallica

Albert Daubry Heures qui passent, poèmes. Bois gravés par Henri Esculier-Donnadieu

Ce n'est plus la chanson monotone du jour,
Sa voix se fait immense ou plaintive et puis douce, Puis, c'est un hurlement que l'écho, tout autour, Répète en se brisant, étouffé par la mousse Ou grossi par le roc : c'est le vent, le ruisseau, La lande, le ravin, c'est toute la montagne,
La source, la forêt, le hêtre, le bouleau Que chante le torrent fuyant vers la campagne.
Mais la voix s'enfle encore et ce n'est plus un chant, C'est l'orage, l'éclair, la foudre, le tonnerre, L'avalanche qui croule ou le tressaillement Terrible des géants lorsque tremble la terre.
Source : Gallica

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