Résumé

Poètes d’Hier et d’Aujourd’hui

« L’art est social à trois points de vue différents, par son origine, par son but, enfin par son essence même ou sa loi interne. Ces trois thèses sont développées dans L’Art au point de vue sociologique ; mais, comme on l’a très justement remarqué, c’est surtout la dernière qui est essentiellement propre à Guyau. L’art est social non pas seulement parce qu’il a son origine et son but dans la société réelle dont il subit l’action et sur laquelle il réagit, mais parce qu’il « porte en lui-même », parce qu’il « crée une société idéale », où la vie atteint son maximum d’intensité et d’expansion.
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Poètes d’Hier et d’Aujourd’hui

Non : c'est un sûr chemin, plein d'épreuves mystiques, Qui prend l'homme au berceau pour le conduire aux cieux Qu'on parcourt, enivré d'encens et de cantiques, Versant du repentir les pleurs délicieux. Saints transports effaçant toute douleur charnelle, Inépuisable amour issu d'un cœur divin, Impérissable espoir d'une extase éternelle, Qui vous a possédés n'a pas souffert en vain. Pour l'assouvissement des appétits sans trêve, Malgré ses moissons d'or, le monde est trop étroit; Mais aux déshérités s'ouvre le champ du rêve... L'homme est un créateur qui fonde ce qu'il croit.
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Poètes d’Hier et d’Aujourd’hui

Le vers de M. Tristan Klingsor est très musical. Sa forme est remarquable. « M. Tristan Klingsor, a écrit M. Henri de Régnier, se montre un poète délicat et subtil, et, parmi les poètes nouveaux, l’un de ceux qui manient avec le plus de dextérité, d’invention et de bonheur le redoutable vers libre. Il le fait souple, élégant ; M. Klingsor possède un métier très personnel qui n’est ni la soierie irisée de M. Viélé-Griffin, ni la bure puissante de M. Verhaeren, ni les mousselines à pois de Jules Laforgue, et qui a ses procédés et son secret... »
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