Romain Rolland,
L’Âme enchantée
“ Elle était pressée de rejoindre son camp, — celui de la Révolution. Celui de la grande Union prolétarienne. Et elle se persuadait qu’en le faisant, ce serait la volonté de Marc qu’elle accomplirait, elle exécuterait son testament : ce qu’il n’avait pu faire, elle le ferait. Ainsi, comme dans les vieilles croyances, l’âme du mort serait non seulement vengée, mais alimentée, avec l’action qui est la vie et qu’on lui avait retranchée. Assia lui verserait la libation, le sang, son sang qui brûlait de se répandre, — et, par surcroît, si l’on pouvait — (et l’on pourrait !) — le sang de l’ennemi. ”
