Romain Rolland,
L’Âme enchantée
“ Nulle servitude plus répugnante que celle qui accepte en se leurrant, ou bien qui boude sans se révolter virilement, — celle de l’Occident. Assia se sentait plus libre, sous les cuisses dures d’une dictature qui chevauche les peuples, pour les mener à la victoire, que parquée dans les clôtures d’une pseudo-démocratie, qui laisse paître ses troupeaux — ou bien crever de faim — sans leur permettre d’en sortir et d’agir, en attendant l’heure où elle dispose d’eux, ou pour la guerre ou pour la paix, — ou pour la tonte ou pour l’étal. ”
