M. Vivien de Saint-Martin

Élements biographiques

M. Vivien de Saint-Martin Le Tour du monde

La fatalité qui, une fois déjà, avait frappé l’ancienne monarchie ninivite dans le temps même où une suite de règnes glorieux semblait avoir assis sa puissance sur d’inébranlables bases, cette fatalité va l’atteindre encore, et d’un coup bien autrement funeste, au moment où de nombreuses victoires ont rendu à l’empire l’éclat des anciens jours. C’est quand Sennakhérib et son fils Sardanapal se glorifient d’avoir fait de Ninive une cité resplendissante, que la grande capitale va tomber une seconde fois, ensevelie sous ses ruines, devant la nouvelle coalition des rois de Médie et de Babylone.
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M. Vivien de Saint-Martin Le Tour du monde

L’Assyrie, qui durant tant de siècles avait tenu le sceptre de l’Orient, devint à son tour et resta une province de l’empire des Mèdes, — qui allait bientôt, sous Cyrus, devenir l’empire des Perses, — jusqu’au jour prochain où tous ces peuples et tous ces empires, Assyriens, Babyloniens, Mèdes et Perses, courbés sous le bras victorieux d’Alexandre, n’allaient plus faire qu’un seul empire et un seul peuple.
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M. Vivien de Saint-Martin Le Tour du monde

Darius est devant eux, le front ceint d’un diadème, la main levée en signe d’autorité, le pied posé sur un dixième captif étendu à terre ; au-dessus de toute la scène, plane le dieu Ormazd, le protecteur du roi et de l’empire. Au-dessous de la figure prosternée que le roi foule du pied, on lit dans une tablette cette légende en sept lignes : « Ce Gomâta, le Mage, a proféré un mensonge lorsqu’il a dit : Je suis Bordiya, fils de Kourousch (Cyrus) ; je suis le roi. » Hérodote a connu ce Mage usurpateur, qu’il nomme Smerdis.
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