Langue assyrienne

Définition et enjeux

F. de Saulcy,  Revue des Deux Mondes

“ De plus, s’il est vrai que la langue cachée sous le système médique se rapproche des idiomes tartares ou mongoliques, il n’y a rien d’absurde à présumer que certains mots, certaines formes peut-être se rencontreront dans l’écriture assyrienne, qu’il sera possible de rattacher à cette classe de langues. Enfin, sur le sol même que foulait la race assyrienne, vit encore aujourd’hui une race antique, évidemment aborigène, et dont l’idiome a dû conserver bien des traces de la langue des Assyriens : c’est la race arménienne. ”
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Portrait de Jules Oppert Jules Oppert,  Rapport adressé à S. Ex. M. le ministre de l'Instruction publique… (1856)

“ Le caractère rigoureusement sémitique de la langue assyrienne facilitera l'interprétation des inscriptions. De toutes les branches d'idiomes, celles des Sémites sont les plus inaltérables, les plus indestructibles, les plus tenaces. Pendant les quinze siècles qui séparent les monuments chaldéens les plus anciens des inscriptions cunéiformes des Séleucides, la langue des Assyriens s'est peu modifiée. ”
Source : Gallica

Portrait de Jules Oppert Jules Oppert,  Rapport adressé à S. Ex. M. le ministre de l'Instruction publique… (1856)

“ Les règles phonétiques, une fois établies , peuvent être regardées comme inaltérables, et il ne faut pas s'en départir ; la rigueur de cette maxime empêche des résultats incertains, et ajoute plus de poids à ceux qu'on obtient.
La grammaire de la langue assyrienne est très-rapprochée de celle des autres idiomes sémitiques. C'est le même principe, seulement l'écriture donne ici à la langue de Ninive et de Babylone un avantage sur les inscriptions sémitiques de Phénicie et d'Arabie, parce que le système syllabique fait voir les voyelles qu'il faut unir aux consonnes.
”
Source : Gallica

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