Téthys

Définition et enjeux

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões Les Lusiades, poëme de Camoens… (1842)

Téthys, la plus auguste entre ces déités, La plus éblouissante en grâces, en beaûtés, Téthys parmi ses soeurs à l'empire élevée, Est au vaillant Gama par l'amour réservée, La majesté respire en ses traits doux et fiers, Elle dit au héros triomphateur, des mers : « Salut, noble amiral! Cypris à toi m'envoie Et veut qu'à tes regards ma science déploie Tout ce que l'Océan, et la terre et les cieux Renferment dans leur sein de secrets merveilleux. Héros qui de Neptune as dompté la colère, La nature pour toi n'aura point de mystère. »
Source : Gallica

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões Les Lusiades, ou Les Portugais… (1862)

Aucune d'elles ne les connaît encore ; mais, sur la foi de la Renommée, elles s'en forment l'image.
Téthys seule semblait invulnérable. Le dieu rapproche avec effort les extrémités de son arc d'ivoire. C'est Téthys qu'il menace ; c'est à ce cœur rebelle qu'il destine un dernier trait. La corde frémit, le trait vole. la victoire est complète. L'Amour n'a plus de flèches à lancer, ni de nymphes à combattre. Les déesses languissantes ne vivent plus que pour se sentir mourir d'amour.
Source : Gallica

Portrait de Friedrich Schiller Friedrich Schiller Poésies

Descends, dieu rayonnant... les campagnes aspirent après la rosée rafraîchissante, l’homme épuisé languit, tes coursiers fatigués se ralentissent... laisse ton char descendre !
Vois qui, du sein de la mer aux flots de cristal, t’appelle par un sourire aimable ! Ton cœur la reconnaît-il ? Les coursiers volent plus rapides : c’est Téthys, c’est ta divine épouse qui t’appelle.
Soudain, du char qu’il conduit, le dieu s’élance dans ses bras ; Cupidon saisit les rènes ; les coursiers s’arrêtent et boivent l’onde rafraîchissante.
Source : Wikisource

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