Hippolyte Mettais

Résumé

Hippolyte Mettais Paris avant le Déluge (1866)

Oh ! le sang des Mo-kie-thi ne saurait mentir. Mais où est-il?
— Ton fils ! dit encore Spéos avec un embarras plein d'inquiétude.
— Mais oui, par Sylax! mon fils. En vérité, tu m'effrayes, Spéos. Où est-il donc?
— Il est mort.
— Mort ! Oh ! c'est impossible ! Je n'en crois rien.
— Il est mort quelque temps après ton départ.
— Non, non, non! riposta vivement Mo-kié-thi, il n'est pas mort ! Je n'en crois rien, te dis-je. Il vit, il est beau, grand, fort, bien portant; mais tu veux me surprendre. Combien te dois-je de reconnaissance, mon ami, pour tous les soins que tu lui as donnés!
Source : Gallica

Hippolyte Mettais Paris avant le Déluge (1866)

A demain donc, je vous prie, docteur ! Je vous convie à surveiller de vos yeux les transformations que je prépare. Je n'ai pas d'orgueil; j'espère, mais si j'échoue, qu'importe! ce sera partie remise. Si je ne trouve pas, d'autres trouveront ; car on trouvera, soyez-en sûr.
Cherchez avec persévérance et conviction, a dit Sylax, et vous trouverez ; car Dieu a livré toute sa science à l'homme, mais il veut qu'il la cherche.
Le docteur Plunos serra affectueusement la main du philosophe Chephren, en lui disant : -Je reviendrai demain, après-demain, tous les jours, puisque vous m'y invitez.
Source : Gallica

Hippolyte Mettais Paris avant le Déluge (1866)

Qui connaît l'imprévu après tout?. Mais à revoir, phiv losophe, dit tout à coup le craintif docteur. Le temps devient de plus en plus mauvais; le tonnerre gronde, l'orage va crever. — Non, pas encore, répondit Chephren. Et Nimroud, ajouta-t-il? Que va faire Nimroud pour en finir, comme il dit.
— Ah! qui sait ! Je n'en sais rien encore; je le saurai demain peut-être, et alors je vous le dirai, si vous ne le
savez pas avant moi.
— Mauvais ange! s'écria en l'honneur de Nimroud Chephren en retenant par le bras le docteur qui entr'ouvrait la porte pour partir. Et Spéos? et Ludia?
Source : Gallica

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