Philarète Chasles,
Voyages d'un critique à travers la vie et les livres…
(1865)
“ Anéantissant l'individu, constituant l'égalité, le bouddhisme anéantissait la liberté même ; il en rendait le désir impossible et l'éclosion inutile. Après une période de repos et d'éclat, le bouddhisme, que les princes avaient inauguré pour échapper à la domination des brahmanes, retomba dans l'obscurité de son berceau; — impuissant qu'il était à lutter, dans une époque de mollesse et d'énervement, contre les intrigues des brahmanes; il se réfugia dans les douces contrées du Thibet de la Chine, où il continua sa paisible conquête, laissant l'Inde antique aux brahmanes violents et corrompus. ”
