Albin de Montvaillant

Résumé

Albin de Montvaillant Jean Cavalier : 1681-1740 (1884)

Les soldats de Cavalier, surpris au milieu de leur sommeil, se précipitent sur leurs armes et font tête à l'ennemi qui déjà les enveloppe.
La plus horrible mêlée s'engage au milieu des ténèbres; pendant que Cavalier résiste à la masse qui l'accable, il ordonne à cinq cents des siens de se dérober par la fuite à l'ennemi. Bientôt, pliant sous le nombre toujours croissant des soldats du roi, il n'en essaie pas moins, après avoir assuré la retraite d'une partie de ses compagnons, de revenir au pied même de la tour, pour tenter de sauver tous ceux qu'elle abrite.
Source : Gallica

Albin de Montvaillant Jean Cavalier : 1681-1740 (1884)

Cédant enfin devant le nombre, Cavalier est rejeté de l'autre côté du ruisseau qui coule au pied de la tour, et la rage dans le cœur, mais non sans avoir fait des prodiges de valeur, il se voit obligé d'abandonner ses malheureux compagnons qui s'y sont réfugiés ainsi que dans la bergerie qui la touche.
300 Camisards s'y trouvaient encore, abrités derrière ces murs, mais entourés d'ennemis dont ils ne peuvent échapper ; ceints d'un cercle de fer, ces nobles et malheureux combattants se préparent à vendre chèrement leur vie.
Source : Gallica

Albin de Montvaillant Jean Cavalier : 1681-1740 (1884)

Tous les. historiens s'accordent à reconnaître que les troupes de Cavalier se battirent héroïquement.
Le maréchal de Villars, dans ses mémoires, ne ménage pas l'éloge à leur capitaine : — « Ce chef, dit-il, agit dans cette journée d'une manière qui surprit tout le monde. Voir un homme de rien, ajoute-il, sans expérience dans l'art de la guerre, se comporter dans les circonstances les plus épineuses et les plus délicates comme l'aurait pu faire un grand général, qui n'en eût été surpris ? »
La soumission de Cavalier ne devait pas se faire attendre.
Source : Gallica

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