Résumé

H. Leroy Etude sur le combat de Denain par H. Leroy… (1879)

Mais si le plan d'une attaque sur Denain était facile à imaginer, l'exécution, au contraire était, grosse de difficultés. La proximité de l'armée ennemie constituait un sérieux danger : si le mouvement des troupes françaises n'échappait pas à sa vigilance, on risquait de l'avoir bien vite toute entière sur les bras, et on courait ainsi au devant du péril d'une action décisive livrée dans des conditions peu avantageuses. Aussi Villars avait-il dû écarter plus d'une fois les projets qu'on lui envoyait de Versailles.
Source : Gallica

H. Leroy Etude sur le combat de Denain par H. Leroy… (1879)

Ces raisons, qui n'avaient rien de stratégique, l'emportèrent pour le plus grand bonheur de notre pays, et Eugène dut se contenter de prolonger jusqu'à Thiant, c'est-à-dire jusqu'à l'Ecaillon, les retranchements de la tête du pont de Denain.
Sans être aucunement versé dans la stratégie, il est aisé de comprendre les grands résultats que l'on pouvait espérer en s'emparant des postes de Marchiennes et de Denain ; non-seulement on enlevait à l'ennemi ses approvisionnements, mais on coupait ses lignes de communication, en l'obligeant à la retraite.
Source : Gallica

H. Leroy Etude sur le combat de Denain par H. Leroy… (1879)

Eugène assistait, le désespoir dans l'âme, à ce désastre d'une partie de son armée. Dès qu'il put disposer de quelques colonnes, il les dirigea en toute hâte du côté du pont de Prouvy, à peu de distance de là. Mais la garnison de Valenciennes s'y était avancée et faisait bonne garde. Le pont demeura infranchissable pour l'ennemi, qui y perdit encore du monde. Les députés des Etats-Généraux exigèrent du prince Eugène qu'il donnât l'ordre de la retraite.
Source : Gallica

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