Monsieur Josse, La Boucle d'or : nouvelle lyonnaise (1887)
“ Après le café, pris dans le jardin qu'éclaire un doux rayon de soleil couchant, Garite et Jean, accoudés sur le bord de la terrasse et les yeux enchaînés par le vivant panorama qui se déroule à leurs pieds, se trouvent seuls un moment. Cela leur est arrivé plus d'une fois, et, d'ordinaire, leur double babil ne tarit guère. Mais, ce jour-là, saisis tous deux d'un embarras soudain, ils se taisent, ne sachant pas l'un plus que l'autre comment rompre le silence ; l'idée ne leur vient pas davantage de rejoindre le gros de la noce. ”
