Résumé

Monsieur Josse La Boucle d'or : nouvelle lyonnaise (1887)

Après le café, pris dans le jardin qu'éclaire un doux rayon de soleil couchant, Garite et Jean, accoudés sur le bord de la terrasse et les yeux enchaînés par le vivant panorama qui se déroule à leurs pieds, se trouvent seuls un moment. Cela leur est arrivé plus d'une fois, et, d'ordinaire, leur double babil ne tarit guère. Mais, ce jour-là, saisis tous deux d'un embarras soudain, ils se taisent, ne sachant pas l'un plus que l'autre comment rompre le silence ; l'idée ne leur vient pas davantage de rejoindre le gros de la noce.
Source : Gallica

Monsieur Josse La Boucle d'or : nouvelle lyonnaise (1887)

La petite fille qu'avait emportée la nourrice, chétive et malingre, était morte au bout d'un peu de temps. C'était la seconde fois que notre paysanne avait cette malchance, de perdre un enfant de l'hospice. Partant, plus d'argent à recevoir à la fin du mois et peu d'espoir que l'administration lui confie un troisième nourrisson. Or, pour certains villages, pauvres et d'accès difficile, où les habitants des villes ne se soucient pas d'envoyer leurs enfants, le nourrissage des pupilles des hospices est une véritable industrie.
Source : Gallica

Monsieur Josse La Boucle d'or : nouvelle lyonnaise (1887)

L'air tiède est chargé du parfum de maturité qu'exhale la nature au mois d'août. Aux lueurs de la lune qui met un sourire dans le ciel, on aperçoit, de loin en loin, d'autres couples errants dont les mains se détendent et les propos se taisent, à l'approche d'un pas étranger.
Solitude et silence, effluves mystérieux et clartés discrètes, tout est fait pour ouvrir l'esprit au rêve, le cœur à ̃ l'espérance !
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Ces entrevues se renouvelèrent trois ou quatre fois dans l'année. Il n'y a point lieu de s'étonner que M. et Mme Bonin aient accepté ce projet de mariage à longue échéance.
Source : Gallica

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