Résumé

Bailleux de Marisy Les Enfans assistés en France

En les appelant enfans assistés, en confondant sous un seul nom qui ne rappelle rien qu’une grande vertu sociale, toutes les catégories d’enfans dont la charité prend soin, on a réellement accompli un grand progrès. L’hospice des enfans assistés n’est plus cet abîme où le sort de l’enfant se perdait avec le souvenir de la honte maternelle ; c’est un lieu de dépôt où la famille sans ressources confie un être fragile à des mains pieuses et bienfaisantes avec la certitude qu’il lui reviendra élevé dans des conditions égales à celles de tous les autres enfans.
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Bailleux de Marisy Les Enfans assistés en France

Vous supposez du moins que les petits êtres qui les occupent dorment tous d’un profond sommeil ; vous levez les rideaux, et vous apercevez souvent les yeux grands ouverts des enfans. Chacun d’eux reçoit comme un automate la nourriture qui lui est donnée avec une rapidité machinale. Les plus grands de ces enfans qui viennent d’être admis après l’abandon, et qu’on introduit dans la crèche pour y être lavés et habillés, dévorent leurs cris et leurs larmes : ils regardent avec une tristesse navrante les lieux inconnus et les visages étrangers qui les entourent.
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Bailleux de Marisy Les Enfans assistés en France

Cette confusion des enfans assistés dans la grande masse de la population constitue pour eux un avantage inappréciable. Il n’est pas douteux qu’avec l’entière égalité civile qui prédomine en France, un grand nombre de ces fils de la charité publique ne parvienne à des situations bonnes, quelques-uns même à des situations élevées. L’ignorance où l’on est généralement de semblables exemples prouve mieux que toute autre allégation que la société a su leur faire une vie commune en tout semblable à celle de leurs frères.
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