Léon Le Fort, De la Mortalité des Enfans et de l’industrie des nourrices en France
“ Si elle conserve auprès d’elle son nouveau-né, il souffre et souvent meurt avec elle ; si, dans l’espoir de se sauver par le travail en gagnant pour son enfant le prix du lait qu’elle n’a pas, elle le met en nourrice, elle ne peut, faute d’argent, le confier qu’à une de ces détestables industrielles dont le toit de chaume n’est trop souvent que l’antichambre de la mort. Si, plus malheureuse encore, elle l’abandonne à la charité publique, sa vie alors est dans un extrême péril, car la mort l’attend presqu’à coup sûr au seuil de ces tombeaux qu’on appelle les hospices d’enfans trouvés. ”
