Résumé

Sélim-Ernest Maurin De la mortalité des enfants en bas âge à Marseille (1872)

Pour les enfants légitimes dont les travailleurs sont obligés de se séparer, il n'a rien fait.
Voici une famille d'ouvriers; la mère se lève après les dernières douleurs de l'enfantement pour veiller aux soins du ménage; ses mamelles, taries par la misère, se refusent à nourrir le dernier né; elle se rend chez une placeuse, discute le prix du mois de nourrice, puis confie son enfant, à travers un nuage de larmes, à la meneuse qui doit l'emporter dans un hameau du département voisin où, ditelle, elle connaît une bonne nourrice.
Source : Gallica

Sélim-Ernest Maurin De la mortalité des enfants en bas âge à Marseille (1872)

Au point de vue de la natalité, Marseille est donc en retard sur le siècle précédent. Et si l'on tient compte de l'élongation de la vie moyenne, dans cette ville, soit par suite des améliorations hygiéniques que les édilités successives y ont apportées,
soit par suite de l'accroissement de la richesse publique, si favorable à la santé, on conviendra que la diminution de la natalité n'est pas dans les rapports de 8 à 7, mais, comme l'indique la fécondité moyenne des mariages en 1750 et 1850, dans les proportions de 3.98 à 2.20.
Source : Gallica

Sélim-Ernest Maurin De la mortalité des enfants en bas âge à Marseille (1872)

Combien n'ai-je pas vu de mères craindre pour leurs nourrissons l'air corrompu de Marseille, se priver de leur progéniture pour l'envoyer respirer l'air pur de la montagne 1 Hélas ! c'est à la mort qu'elles l'envoient. Je trouve, dans le Compte-rendu moral des hospices civils de Marseille pour l'année 1855, cette phrase terrible : « La mortalité des enfants est en raison directe du temps qu'ils passent hors de l'hospice ; plus ils séjournent dans cet établissement, moins forte est la mortalité. »
Source : Gallica

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