Sélim-Ernest Maurin, De la mortalité des enfants en bas âge à Marseille (1872)
“ Pour les enfants légitimes dont les travailleurs sont obligés de se séparer, il n'a rien fait. Voici une famille d'ouvriers; la mère se lève après les dernières douleurs de l'enfantement pour veiller aux soins du ménage; ses mamelles, taries par la misère, se refusent à nourrir le dernier né; elle se rend chez une placeuse, discute le prix du mois de nourrice, puis confie son enfant, à travers un nuage de larmes, à la meneuse qui doit l'emporter dans un hameau du département voisin où, ditelle, elle connaît une bonne nourrice. ”
